Atelier écriture Février

05 Mars 2020

Compte rendu de l'atelier du 27 février 2020 : L'écoute musicale : Atelier expérimental

Cette écoute musicale portait sur deux morceaux de musique : 

1) Musique de prière du Maroc : Koutoubia. Le flutiste : Hmaoui Abd El Hamid. L'instrument de musique était le nay

2) Berceuse japonaise : Edo no komoriutas : Chanteuse : Sanaé Rodière. Instruments de musique : Koto et Shamisen.

 

-Lecture des textes des écrivants sur l'amande

-Les voyants et malvoyants sont masqués

-Ecoute de la première musique en deux temps. Analyse du morceau. Identification de deux voix, une grave et une légère jouées par le nay.

Renseignements généraux sur le nay : flûte turc en roseau.

A partir du vocabulaire musical on cherche à identifier par des adjectifs, des verbes, des noms, la musique.

Des images sont apparues à chacune et chacun.

Ecoute de la seconde musique en deux temps. Analyse du morceau. Voix de la femme. Voix des instruments de musique. 

A partir du vocabulaire musical on cherche à identifier par des adjectifs, des verbes, des noms, la musique.

Le koto : longue cithare, le shamisen : luth à long manche. Le shamisen était au milieu du XVIe siècle utilisé par les Goze, femmes japonaises aveugles, qui jouaient de façon itinérante de la musique et chantaient des chansons. La traduction de la berceuse est donnée.

Cette deuxième musique a eu plus de difficulté, pour certaines et certains, à provoquer des images à cause du son des instruments de musique.

 

-Pour nous remettre de nos émotions musicales nous avons pu déguster des loukoums de différents parfums et des croquants au chocolat.  

 

-Diverses pensées d'hommes célèbres sur la musique. Lecture d'un extrait de poème de François Coppée (1842-1908) Adagio.

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Point de départ de textes imaginé par les écrivants lors de l’écoute des musiques :

 

Patrick : 1) pour la musique orientale : J’imagine la reine de Saba donnant une grande fête dans son palais. Danses joyeuses.

2) pour la musique japonaise : J’écrirai sur la dualité du Japon entre respect des traditions et modernité exacerbée.

 

Andrée : 1) pour la musique orientale : J’imagine le désert. Un marché aux chameaux. Des danseuses et un charmeur de serpent. J’imagine aussi un souk un peu mystérieux.

2) pour la musique japonaise : Je n’ai pas aimé cette musique. Elle m’évoque la mort, la douleur, la souffrance.

 

Henry : 1) pour la musique orientale : Je me remémore la vie de Michel Pacha, nommé vice-amiral par l'empereur Napoléon III et directeur général des Phares et Balises de l'Empire ottoman par un sultan. Il a fait construire cent onze phares sur les côtes depuis la mer noire jusqu’à la méditerranée orientale. Il était très riche. De retour en France il a fait construire des villas « moresque » qui le rendirent encore plus riche.

2) pour la musique japonaise : j’imagine des samouraïs qui pour se reposer de la guerre, dégustent paisiblement un thé.

 

Louise : 1) pour la musique orientale : une tribu de nomades. Dans cette tribu, un jeune homme joue de la musique, de la flûte. Il voit une jolie jeune fille qui se met à danser.

2) pour la musique japonaise : Une mère parle à sa fille qui va se marier. La jeune fille est triste, elle a peur. La maman la rassure. Le pays au-delà la montagne est un beau pays, elle y sera heureuse. Son futur mari est un homme gentil. Vraiment, elle sera heureuse.

 

Martine : 1) pour la musique orientale : Nous sommes en Égypte, au pied d’un temple. Un vieil homme joue de la flûte. Un cobra sort lentement d’un panier. Un enfant regarde la scène. Le vieillard lui dit de se méfier.

2) pour la musique japonaise : Une femme se penche sur un berceau qu’elle balance. Dehors le bruit de l’eau. Le temps passe en même temps que le balancement.

 

Annick : 1) pour la musique orientale : Nous sommes au Maroc ou en Tunisie. Le désert s’étend. C’est un moment sacré, mystique. Un serpent danse.

2) pour la musique japonaise : L’air est cristallin. L’atmosphère est étrange. Nous sommes en Chine ou au Japon. Le sacré est très présent pourtant la vie matérielle règne en maîtresse. Dualité.

 

Robert : 1) pour la musique orientale : Le vent, le sable et le soleil. Ces différents éléments conversent. Ils se complètent, s’accordent.

2) pour la musique japonaise : Deux voix se questionnent. C’est la nuit. On entend le bruit d’un moulin à musique.

 

Claude : 1) pour la musique orientale : Des souvenirs que l’on retrouve. Que retient-on des temps anciens ?

2) pour la musique japonaise : Deux musiciens de jazz improvisent. L’un lance un thème, l’autre s’en empare et le poursuit. Petit à petit un morceau de musique naît.

 

Françoise : 1) pour la musique orientale : Un homme va seul dans le désert. Dans le silence il recherche la paix intérieure. Comme il possède une flûte, arrivé à un village il invite tout le monde à danser, à faire la fête.

 

Georges : Les deux musiques choisies nous invitent à l’exotisme. Pour la première, j’ai vu le désert, et j’ai aussi vu un serpent qui sortait de son panier au son d’une flûte. Tout était parfaitement calme, serein. Pour la seconde, c’était une berceuse envoûtante, là encore le calme régnait.

 

Evelyne : (textes finaux)

Musique orientale : Désir

Pourquoi as-tu ouvert la porte de la cage, jeune fille ? Pour libérer mon cœur-oiseau prisonnier. Dans l’oasis si fraîche, tous les hommes sont à tes pieds. Je ne veux pas me marier, les chaines sont trop lourdes à porter. Pourquoi regardes-tu, mélancolique, les dunes de sable blond au loin ? Je regarde l’espace interdit, je regarde la liberté.

Musique japonaise : Espoir

Femme, femme qui attend derrière la vitre. La pluie se moque bien de toi.

Femme, femme, si douce, si tendre, quitte ton attente, l’enfant t’appelle.

L’orage tourmente la nature. Les roseaux ploient puis se redressent

La pluie frappe mollement la toiture puis se tait. L’orage est passé.

Femme, femme, si douce, si tendre, dans le soleil revenu, ton mari marche vers la maison.