Atelier ecriture

Atelier écriture

Les séances d'écriture sont animées par Evelyne Willey.

Elles ont lieu  une fois par mois au comité le mercredi de 14h30 à 16h30.

L'atelier d'écriture est basé sur une découverte mystérieuse à faire en début de séance.

Suivant les ateliers, cela peut être un objet ou une senteur inconnue.

Après la découverte par les personnes présentes , des développement sont présentés sur le thème du jour.

Des lectures sont réalisées de poèmes, d'histoires ou de romans .

A la suite de ces études, un texte est écrit par chacun des participants en rapport avec le thème. Ce texte est enregistré pour une lecture la semaine suivante et une publication sur le site internet à la rubrique actualités.

Comme exemple, les sujets traités durant le premier semestre 2018 ont été : Le fil à plomb de tapissier, la fleur d'oranger, l'huile de foie de morue, l'attrape rêve.


Le rapport de l'atelier d'écriture sur l'attrape rêves qui suit est révélateur d'un atelier sur le toucher.

Résumé de l'atelier d'écriture autour du toucher du mercredi 30 mai 2018

-Lecture des textes des écrivants autour de l'huile de foie de morue

-Découverte de l'objet par le toucher : Un attrape rêves ou capteur de rêves

-Lecture d'un poème de Paul Verlaine : Cauchemar et un sonnet de Sully Prudhomme : Rêve

-Lecture de renseignements généraux sur l'attrape rêve : Origine de cet objet artisanale : le peuple d'indiens d'Amérique : les Ojibwé. Fonction : il filtre les rêves, emprisonnant les mauvais qui brûleront aux premiers rayons du soleil, pour ne laisser passer que les doux rêves. Légende : l'araignée divine ramena dans sa toile Güzis, le soleil, vers les hommes. Lorsque le peuple s'éparpilla, chaque femme continu le travail de Asibikaashi l'araignée en confectionnant les attrape rêves ou capteur de rêves pour protéger les enfants. Fabriquer un attrape rêves. Le rêve, définition, le mot rêve apparait en 1674 (en vieux français : rêver = radoter, divaguer). Le rêve dans les différentes civilisations des sumériens, aux égyptiens, des grecques aux pèlerins du Moyen-Âge catholiques et musulmans. L'interprétation des rêves : Freud : Le rêve loin d'être un phénomène absurde ou magique, possède un sens : il est "l'accomplissement d'un désir".

-Recherche de vocabulaire autour de l'attrape rêves, du rêve, de l'araignée et de sa toile. 

-Dégustation de crêpes dentelle entourée de chocolat avec un café

Chacun invente ou se souvient autour du thème de l'attrape rêves : 

Claude : Je vais écrire une fable à la manière de Jean de La Fontaine : Le lion, le moucheron et l’araignée : Un beau jour monseigneur Lion se fit piquer de méchante façon par un avorton de Moucheron. Le beau sire est fou de rage. Le Moucheron jouit pleinement de sa victoire. Enfin le misérable gagne sur le fort ! Que nenni, toute à sa joie, le moucheron n’a pas vu la toile d’araignée qui le guettait …

 

Renée : l’attrape rêve et l’araignée me ramène dans mon enfance à travers deux souvenirs : Dans la vieille grange à la campagne, les toiles d’araignée si épaisses, si grises, presque du tissu qu’il fallait traverser. Un rêve : Ma demi-sœur était à l’hôpital. On l’opérait. J’ai rêvé que je marchais dans un long couloir qui comportait de nombreuses portes. Je les ouvrais systématiquement et je me disais : « Elle n’est pas là, elle n’est pas là » Puis lorsque j’ai encore ouvert une porte j’ai vu mon père qui m’a dit « Cesse de la chercher, c’est moi qui m’en occupe à présent » Mon père était mort depuis longtemps. Le lendemain, le chirurgien qui avait opéré ma demi-sœur m’a confiée « Elle ne s’en sortira pas ». J’ai fait un rêve prémonitoire.

 

Henri : Les choses que je n’aime pas : les araignées et leur toile et pourtant elles me protègent des moustiques, les chauves-souris à cause des superstitions et pourtant toutes ces bêtes sont utiles dans la nature et pour l’homme. Elles sont tuées stupidement par méconnaissance. Ces bêtes dites malfaisantes ayant un rapport avec le diable, sont en réalité des bêtes tout aussi divines que nous.

 

Annick : A différentes périodes de ma vie j’ai eu des rêves récurrents. Dans ma petite enfance je me voyais sur un quai de métro. J’étais en compagnie de ma petite sœur et de mon cousin. Je voulais monter dans le métro et les laisser sur le quai. A l’adolescence je me voyais dans une pièce poussiéreuse, pleine d’araignées, tout était vétuste. Cela me déplaisait. Je n’avais pas peur mais je n’avais aucune envie de rester. Vers l’âge de 30 ans c’était toujours le même rêve de train que je prenais et je partais. J’ai essayé de comprendre mes rêves.

 

Didier : Un rêve qui revient souvent, un rêve de voyage en mer. Je suis sur le pont de mon bateau et je reprends la barre. Je suis enfin au Cap Horn. Je suis heureux. Je me retourne pour attraper une bouteille de champagne pour fêter l’évènement et brusquement, alors que rien ne l’annonçait, un iceberg se tient devant moi. Je vais m’écraser contre lui. Je tombe … de mon lit. Le réveil a sonné, une journée de travail m’attend.

 

Robert : La production d’attrape-rêves tourne à plein régime réduisant les tisserandes au rôle d’esclave. La contestation s’organise avec des piquets de rêves. Mais les briseurs de rêves vont arriver. Heureusement, Emmanuel Macramé, le dieu du sommeil, va mettre tout le monde d’accord.

 

Evelyne : La mère, épuisée, s’était endormie au chevet de son enfant malade. Tant de jours et de nuits à veiller. Le père entra dans la chambre proprette sans réveiller sa femme. Il posa délicatement la main sur le front de l’enfant. Il se releva en souriant, la fièvre avait disparu. La petite tête amincie retrouvait des couleurs. Une douce lumière frappait aux carreaux de la chambre. Un pinson gazouilla dans l’amandier en fleur. Le père regarda l’attrape-rêves qu’il avait suspendu au-dessus du lit du petit. Les plumes vibraient doucement. Un rayon doré dardait le centre de l’objet. Tous les cauchemars brûlaient, seuls des rêves printaniers flottaient à présent dans la chambrette.