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Atelier écriture juin 2024

30 Juin 2024

Compte rendu de l’Atelier du jeudi 27 juin 2024 : Le Portugal - Atelier sonore, tactile, gourmand

Prochain atelier : Jeudi 26 septembre : Le Japon

Nombre de présent : 8

Dégustation : Petits pâtés de poissons portugais, gâteau Bolinhos de Amendoa de Lisbonne (petits gâteaux aux amandes), chocolat bio artisanal portugais noir 80 % avec du gingembre de Fiji.

Écoute :

Chanteuse Amalia Rodrigues ( 1920 -1994, à Lisbonne. )

*Uma Casa Portuguesa : Une maison portugaise(poésie : Reinaldo Ferreira musique Artur Fonseca) Puis traduction en français du texte de la chanson.

*Barco Négro : le bateau noir. Puis traduction en français. L'un des titres les plus célèbre de son répertoire. Il est en fait une chanson brésilienne des années 1940.

 

*Amalia Rodrigues : 1920 -1994, à Lisbonne. Évocation de sa vie. On l’a surnommé la reine du fado. Elle incarnait ce chant. Née à Lisbonne dans une famille pauvre, elle a été élevée par sa grand-mère, illettrée, et a suivi l’école seulement de ses 9 à 12 ans. Enfant elle chantait dans les maisons de Fado C’était une fillette mélancolique voire dépressive qui parvenait avec son chant à partager ses malheurs et son vision pessimiste de la vie : "Puisque la mort existe, la vie est absurde : depuis toute petite, j’ai eu ce genre de pensées tristes…” elle fera 3 tentative de suicide.

Elle a été accusée de bonne entente avec le dictateur Salazar qu’elle dit n’avoir vu que deux fois. Mais cette amitiés lui vaudra un retrais de la scène de 11 ans. On lui reproche aussi d’être une chanteuse de fado, genre musical alors prôné par le régime salazariste. Accusation contestée par d'autres car régulièrement, la chanteuse interprétait sur scène une chanson en soutien aux prisonniers politiques et exilés. En vérité elle n’était ni fasciste ni communiste. Ce qui lui importait était son art. Elle a été utilisée par le régime fasciste car elle donnait au monde le visage d’un Portugal calme et résigné.

On écoute : par Camané (1966 Lisbonne) : *A luz de Lisboa (claridade) ; la lumière vive de Lisbonne (Manuela de Freitas- musique José Mario Branco : 1942 – 2019 musicien auteur compositeur Il est décrit comme l'un des plus grands noms de la musique portugaise)

* Camané : appelé : le prince du Fado, a commencé à se faire connaître au Portugal en 1979 à l’âge de 12 ans après avoir remporté la « Grande Nuit du Fado, un concours créé en 1953 qui a lancé beaucoup de jeunes interprètes. Dès 8 ans, il chante dans les associations de quartier des fados traditionnels.

 

*Le Fado : Le fado, chant portugais accompagné à la guitare, né dans le port de Lisbonne au début du XIXème siècle, parmi les couches sociales les plus basses et les plus marginales de la capitale. Ceux qui abordaient des problèmes politiques ils ont été censurés sous la dictature de Salazar. En 2011, l’UNESCO a reconnu le fado comme patrimoine immatériel de l’humanité *Évocation de la vie du dictateur : Antonio de Oliveira Salazar  (1889-1970)  a dirigé le Portugal de façon autoritaire de 1933 à 1974. Sa pensée politique rappelle le travail-famille-patrie du régime de Vichy. Il a su habillement durer et imposer à la majorité de la population portugaise l'idée que sans lui et sans les colonies, le Portugal n'aurait pas survécu.

Les longues guerres coloniales très onéreuses et exigeantes en moyens humains, ont peser fortement sur le pays. De 1961 à 1974, près de 8 000 jeunes Portugais meurent dans les combats en Afrique et des milliers d'autres quittent clandestinement le Portugal, vers la France en particulier, pour échapper au service militaire obligatoire. En politique intérieure, Salazar met en place un système avec une justice politique et une police politique qui ont été les deux piliers principaux de son pouvoir autoritaire.

À la fin de l'été 1968, Antonio Salazar a un accident de santé qui l'écarte du pouvoir. Il est remplacé par une personnalité forte du régime, Marcelo Caetano, ministre des colonies. Les choses empirent pour le régime fasciste. La Révolution des Œillets de 1974 va naître à l'intérieur même de l'armée que Salazar avait toujours tenu éloignée du régime.  

*Objets présentés : à découvrir par le toucher

-Couple de poupées régionales : Région de Nazaré.

Femme : Évocation des 7 jupons : Les « sept jupes », ou « les jupes aux sept jupons » font partie des traditions et des légendes de cette terre. Explication et description du costume

Hommes : Description de son vêtement très typique

-Evocation de la ville de Nazaré : Une statue de la Vierge, originaire de Nazareth, apportée de Palestine par un moine grec Avant de mourir, le moine dissimula la statue dans une grotte du promontoire où elle fut oubliée durant quatre siècles ! Jusqu'au jour où des bergers la redécouvrirent et la vénérèrent. La  « Praia do Norte », la plage d’où on peut admirer des vagues géantes. est un spot de surf renommé internationalement.

 

-Poupée folklorique de l’algarve : Description du vêtement typique. Évocation de la région de l’Algarve. Région au sud du Portugal. l'Algarve partage sa frontière à l'est avec l'AndalousieL’Algarve est une terre d’amandes. Lecture d’un petit conte de cette région.

-Le coq de Barcelos : ( ou « Galo de Barcelos ») Évocation de la ville et lecture de la légende lié au coq.

-Le petit tramway de Lisbonne :  En opération depuis 1873. Description, historique.

-Un Azulejo : L’azulejo renvoie à une période où toute la péninsule Ibérique était sous domination musulmane et portait le nom d’Al-Andalus – période qui a débuté en 711 et duré près de huit cent ans. Les azulejos ont été introduits au Portugal par l’Espagne au 15ème siècle qui elle-même les ont découverts par les Maures. Les portugais fabriquent leurs Azulejos à la fin du 18e siècle, après le tremblement de terre de Lisbonne (1755), les Portugais décident d’utiliser la technique des azulejos pour reconstruire les façades de leur capitale.

-La poterie portugaise : Un petit pot à moutarde en forme de chou : Évocation des créations amusantes créées à Caldas da Rainha par Rafael Bordallo Pinheiro artiste portugais : (1846-1905)  est une figure marquante de la culture portugaise de la seconde moitié du XIXe siècle.

-Renseignements généraux sur Lisbonne : *Le tremblement de terre de Lisbonne (1755) Le 1er novembre 1755, à 9 h 30 du matin, la ville de Lisbonne est secouée par un grand séisme que l’on ressent jusqu’à Venise. Évocation. Renseignements complémentaires sur le Portugal : *Le traité d'Alcañices a été signé le 12 septembre 1297 entre le Portugal et l'Espagne. Il est l'un des plus anciens au monde, définissant des frontières de ces pays, encore en vigueur.

 

-Proverbes portugais:

-Se réserver une vague : Se faire plaisir 

-Va peigner les singes : Va voir ailleurs

-Retirer le petit cheval de la pluie : laisser tomber, ne pas imaginer n'importe quoi

-Ce n'est pas parce qu'une hirondelle meurt, que le printemps est fini 

-Qui chante, son mal enchante. Qui pleure, son mal augmente

-L'amour, c'est comme les enfants : on commence par jouer et on finit par pleurer 

-Bien coiffée, il n'y a pas de femme laide

-La paix avec un gourdin dans la main, c'est la guerre -Les roues et les avocats n'avancent qu'après avoir été graissés

-Lecture du poème : Eugénio de Andrade (1923 - 2005) : Un des poètes majeurs portugais :  La mort n’a pas de prise quand on tient le soleil endormi dans ses bras »  « Matière solaire »: 1980

 

Propositions d’écriture :

-Vous avez visité le Portugal : Racontez un souvenir

-Vous avez assisté à un concert de Fado : Racontez vos émotions

-Écrivez les paroles d’une chanson qui sera interprétée comme un Fado : tristesse, nostalgie, malheurs, ...

-Vous et la cuisine portugaise : vous savez concocter un plat portugais : racontez. On vous invite dans un restaurant portugais : racontez l’ambiance, la nourriture …

-Vous possédez des Azulejos : racontez leur histoire

-Prenez un proverbe portugais et faites un petit texte.