Atelier écriture septembre 2020

17 Octobre 2020

Compte rendu de l'atelier du 24 septembre 2020 : Musique et cinéma
 
Définition de la musique d’un film : Soit une musique préexistante (notamment la musique classique : sur une compilation de 50 meilleures musiques classiques de film : emploi massif de la musique de Mozart, arrivent ensuite J.S. Bach, Haendel, Chopin, Beethoven, Tchaïkovski.) ou de musique composée spécialement pour le film « bande originale ». En France, le compositeur de la bande originale est considéré comme l'un des auteurs du film, au même titre que le ou les scénaristes et le réalisateur.
 

On écoute des bandes original de film : On essaiera de deviner le titre du film, le compositeur, son réalisateur
 
Ennio Morricone : Il était une fois dans l’ouest : Film de Sergio Leone (1969). Renseignements sur la collaboration des deux hommes. L’harmonica (harmonica diatonique dans le film mais un Holner Chromonica 40 dans l’enregistrement) devient le personnage, le futur justicier. Ce dernier n’a pas besoin de parler, il joue simplement et cela devient une arme de dissuasion.
 

Maurice Jarre : Docteur Jivago : Film de David Lean (1966)
Collaboration des deux hommes sur quatre films, détails. Maurice Jarre définie le genre musical des grandes partitions épiques. Trois oscars de la meilleure musique de film à chaque fois pour un film de David Lean : Laurence d’Arabie, 1963, Docteur Jivago 1966, La route des Indes 1985.
 

Francis Lai : Love story : Film de Arthur Hiller (1970)
Extrait d’un entretien de F. Lai : Je ne voulais pas faire la musique de ce film car je devais me rendre aux États Unis et j’ai une peur bleue de l’avion. C’est Alain Delon qui m’a appelé en disant que je devais absolument rendre ce service au réalisateur qui appréciait ma musique. Alain Delon a persuadé le réalisateur de venir en France pour faire la bande. Ce qui s’est passé. Nous avons travaillé en France, dans le studio d’Alain Delon. C’est la seule collaboration avec Arthur Hiller. Évocation de la longue collaboration avec Claude Lelouch.
 

John Barry : Goldfinger : Film de Guy Hamilton (1964)
"Goldfinger" est le troisième opus de la saga James Bond mais le premier sur lequel John Barry a eu la totale maîtrise de la partition jusqu'à sa chanson titre, interprétée par la voix suave de Shirley Bassey, pour les génériques de début et de fin, version chantée du thème principal du film. La chanson fut disque d'Or aux États-Unis. Pianiste et compositeur anglais, John Barry débute dans le jazz. 5 Oscars pour des musiques de films (dont “Out of Africa” et “Danse avec les Loups”).
 

Bernard Herrmann: Psycho : Film d’Alfred Hitchcock : 1960
En 1955, Bernard Herrmann commence à travailler avec Alfred Hitchcock, pour The Trouble with Harry (Mais qui a tué Harry ?). C'est pour ce film que le compositeur esquisse son célèbre accord – une septième majeure/mineure –, qui va apparaître dans presque tous les films de ce réalisateur. Dans Psycho (Psychose, 1960), l'ambiguïté majeur/mineur de cet accord figure parfaitement la schizophrénie du personnage principal. Pour la scène de la douche Hitchcock avait prévu un silence froid
 

On écoute :  Les Saisons : Juin : Compositeur : Piotr Ilitch Tchaïkovski : Suite de morceaux pour piano composés par  entre novembre 1875 et mai 1876. C’est une barcarole.
 

Nous laissons venir les images sur l’écran de notre imaginaire : Résumé :
 

Annick : L’action se déroule à Venise au mois de juin. Un bateau-cercueil glisse doucement sur les eaux. Le film racontera la vie du défunt.
 

Joëlle : Nous sommes au mois de juin. Une petite fille, d’une autre époque, se dirige vers la montagne, des papillons l’accompagnent.
 

Patrick : Une adolescente se fait belle devant son miroir. Elle va avoir un rendez-vous avec un jeune homme dont elle est amoureuse.
 

Claude : Des images très romantiques : une barque qui avance doucement sur une rivière. La végétation est luxuriante. Un jeune homme rame. Une jeune fille allongée dort en laissant sa main glisser dans l’eau.
 

Louise : Nous sommes en Camargue. Un gardian, à cheval, regarde tristement une vieille barque très abimée. Peu à peu, le soleil décline.
 

Andrée : Des images de septembre. La nature est rousse, jaune, rouge. Sur les coteaux, les vignes s’alignent. Les vendangeurs sont à l’ouvrage. Un couple de touriste les regarde enchantés. Ils participeront à la fête qui sera donnée le soir sur la place du village pour la fin des vendanges.
 

Henry : Un homme et une femme se croisent. Lui promène son chien. Elle fait un footing. L’homme lance un bâton en direction de la femme et le chien court le rattraper. Mais la femme ne veut pas s’amuser avec le chien ni bavarder avec l’homme. Nous sommes dans les environs des Saintes Maries de la Mer. Non loin, des pêcheurs débarquent leurs poissons.
 

Martine : Nous sommes à la mi-septembre. Sur l’Ile de Belle Ile en Mer. Un personnage fait du vélo. Il se rappelle son amour d’été qui fut sans lendemain.
 

Evelyne : L’action se passe en juin. Un vieux monsieur marche vers une petite gare. Il se retourne et voit défiler le souvenir d’un amour de jeunesse.