Atelier écriture janvier

03 Février 2018

Compte rendu de l'Atelier d'écriture AVH du mercredi 31 janvier 2018
L'objet mystérieux à découvrir était : un fil à plomb de tapissier
-Lecture d'un joli texte de Robert sur la fabrication de l'aïoli par sa maman. 
-Lecture de deux poèmes : Joachim Du Bellay : Sur un chapelet de roses, José Maria De Heredia : la sieste.
-Découverte par le toucher de l'objet mystérieux (j'effleure, je presse, je soulève, j'enveloppe, je repose l'objet) Description minutieuse.
-Lecture de renseignements généraux sur le fil à plomb : descriptif, utilisation, origine (du temps des égyptiens), le fil à plomb biblique, en Franc-Maçonnerie, dans la littérature. Le plomb : histoire. Le fil : les expressions avec fil.
-Recherche de vocabulaire autour du thème
-Chacun se souvient ou invente autour du fil à plomb

Robert : Nous sommes dans le Massif de l’Etoile en avril. Au pied du massif, dans la plaine, un couple se promène. Elle, a un panier au bras car elle souhaite ramasser des pissenlits et des asperges sauvages. Lui porte autour du cou un bel appareil photo. Ils s’approchent d’un vieux village en ruines dans lequel s’amuse un chat sauvage. Dans le creux d’un mur délabré oscille un antique fil à plomb. Le chat essaie de l’attraper en vain, il culbute. Clic, clac le photographe vient de figer ce drôle de moment.

 

Didier : Nous sommes avec Pagnol et son équipe de tournage dans la colline du Garlaban. La chaleur est écrasante et pourtant il faut que le décorateur finisse son décor. Il doit construire une vieille chapelle plus vraie que nature. Mais où est passé le fil à plomb pour s’assurer que les murs soient bien verticaux ? C’est la chèvre de M. Pagnol qui l’a avalé. Un estomac d’acier la chèvre elle vient de finir la dévoration d’une pellicule.

 

Henri : Printemps 1916 la guerre fait rage à Verdun. Les jeunes hommes sont de la chair à canon. Sur un chemin de campagne loin de l’horreur du front un vieil homme attend l’arrivée du facteur sur sa bicyclette. Au loin les bosquets se sont parés d’un feuillage neuf de printemps. La verticalité de leur tronc, l’horizontalité du chemin poussiéreux. Le bon Dieu semble avoir utilisé son fil à plomb harmonieux. Mais le vieil homme ne voit pas cela. Il attend avec angoisse le facteur qui lui lira une lettre de son fils unique qui fait la guerre, la sale guerre là-bas.

 

Annick : Ils découvrent émerveillés le formidable domaine des Bormette, fleuron viticole du terroir de La Londe. Ils ont descendu les glaces de la vieille Rosalie qui a réussi à les transporter jusque-là. Le papa, un horticulteur, s’est fait embaucher. Il est bien entendu que toute la famille travaillera dans les vignes. Quel bel alignement vertical des pieds de vigne ! Les vignerons utilisent-ils des fils à plomb ?

 

Claude : C’est l’hiver, la nature est dénudée. Les vitres d’une chaumière sont embuées. A l’intérieur, un feu chante dans la cheminée. Devant le feu, une forme tassée, courbée. C’est une vieille penchée sur un ouvrage. Tente-t-elle à la façon des alchimistes de changer du plomb en or ? Non elle essaie, malgré ses doigts déformés par la maladie, de glisser un fil dans le chat d’une aiguille.

 

René : Port-Cros, sa nature luxuriante heureusement préservée, ses côtes découpées, ses criques, ses petites maisons colorées et ses forts ! Depuis la mer le plus visible est celui de l’Estissac, un ancien fort militaire construit sous Richelieu pour contrer la menace espagnole. Quelle architecture harmonieuse, même encore à notre époque. Pourquoi ? parce qu’on le restaure soigneusement, à l’identique, avec des techniques ancestrales qui font appel au fil à plomb.