Atelier écriture Novembre

01 Décembre 2017

Une belle fin d'après-midi à toutes et tous !
Voici le compte-rendu de notre dernier atelier d'écriture qui s'est tenu le mercredi 29 novembre à l'AVH
Je remercie de tout cœur les quelques présents pour leur soutien.
Bien amicalement.
Evelyne Willey
04 91 73 42 59 
Prochain atelier le mercredi 24 janvier 2018 - 14 H 30 - (exceptionnellement avant-dernier mercredi du mois)
Autour d'objets à découvrir par le toucher puis à placer dans un souvenir ou une historiette.
Pas d'atelier d'écriture fin décembre (pour causes familiales)
Si l'atelier d'écriture se déroulait le vendredi après-midi au lieu du mercredi après-midi cela permettrait-il à certaines et certains de venir ? Merci de votre réponse.
Compte rendu de l'Atelier d'écriture AVH du mercredi 29 novembre.
L'odeur à découvrir était : l'ail
-Lecture des textes des écrivants ayant pour thème les objets autour de l'écriture
-Découverte de la senteur : l'ail sous forme de poudre, confis, une tête d'ail violet de Cadours (Midi-Pyrénées), croûtons à l'ail
suivi d'une dégustation de pain d'épices 
-Lecture d'un extrait du livre de Philippe Claudel : Parfums : consacré à l'ail
-Lecture du poème de Jacques Prévert : La grasse matinée
-Lecture de renseignements généraux sur l'ail depuis son origine, l'ail dans les grandes civilisations, l'ail en médecine, l'ail contre le mauvais sort et les vampires ...!
-Recherche de vocabulaire autour du thème
-Chacun se souvient ou invente autour de l'ail
Résumé : 
Robert : Un pauvre diabétique qui ne supporte plus les prises de sang à l'hôpital et voit dans l'infirmière un vampire. Grace à un collier d'ail autour du cou il pourra repousser la seringue et rentrer chez lui. (mots demandés : l'ail en tresse ou en grappe : Manouille, Ail rose du Var : Rose de Brignoles ou Moulinen, l'Agoene est une molécule contenue dans l'ail qui modifierait la circulation sanguine, Ail les soir, oignon le matin : est le malheur du médecin (proverbe auvergnant), le Vinaigre des 4 voleurs, boisson à base d'ail est utilisé comme antiseptique. Historique : peste de Marseille en 1762.
Didier : L'aïoli en Provence. Disputes familiales autour de la recette de l'aïoli et notamment la quantité d'ail à incorporer. Mais tout se finira bien avec le soleil de juillet et le rosé frais.
Henri : La fin des dinosaures n'est pas celle que l'on croit. L'écrasement d'une météorite géante n'y est pour rien. Ils ont été victime de terribles chauve-souris vampires. Les pauvres dinosaures qui n'avaient pas découvert la propriété antiseptique de l'ail en sont mort.
 
 
 

Chacun invente ou se souvient autour de l'écriture :

 

Claude: (je viens de recevoir son texte, je vous l'adresse ): Histoire d’encre

Dans la cour de récré, tapissée de feuilles de platanes roussies, ce vendredi 30 octobre 1952, les escoliers en blouse grise s’étaient envolés pour les trois jours de la Toussaint.

Au 2éme étage la lumière brillait dans la classe de CM². Juché à son bureau, le Père Chauvy faisait crisser sa plume sur les pages des cahiers « mauvais ou bon » aucune autre alternative et marmonnant entre deux hochements : « tous ces béotiens !»

Oscar le plus farceur et Hector, la voix du Maître, procédaient aux derniers arrangements.

Oscar balayait et astiquait le tableau noir. Hector avait la noble tâche de remplir d’encre violette l’encrier de chaque pupitre. Comme Hector, très concentré, approchait de l’estrade Oscar en descendit, le bousculant subrepticement.

Cri d’Hector, qui lâche godet et flacon. Le précieux liquide se répand sur son tablier, chaussures et chaussettes. Au-dessus d’eux une voix retentit : « Hector rentre te nettoyer, Oscar tu termines et tu remplaceras Hector »

Hector penaud, Oscar narquois se séparèrent.

 

Didier : Mes cahiers d’écolier : Après le décès de ma mère j’ai dû vider et trier tout ce qui se trouvait dans sa maison. J’ai retrouvé mes vieux cahiers d’écolier. C’était émouvant, elle gardait tout, même mes dessins de maternelle. Ce qui m’a surpris est que je n’ai pas pu mettre la main sur mes cahiers de 5eme et 6ème où figuraient tant de bonnes notes et qui démontraient que j’étais un bon élève. Impossible de retrouver aussi mes livres de prix. Cela m’a rendu un peu triste et provoqué un questionnement.

 

Henri : Je suis stupéfait par l’évolution de l’écriture à travers les époques et je suis admiratif de l’invention de l’écriture en Braille, cette écriture en relief tactile. Quelle évolution aussi dans les machines à écrire ! Quel sera le futur de l’écriture ?

 

Renée : Ma mère est décédée alors que j’avais trois ans. Mon frère et moi avons été élevés par ma grand-mère. On m’a mise à l’école maternelle très tôt. L’institutrice était une vieille demoiselle qui portait une blouse noire. Elle m’avait donné une ardoise et une craie pour commencer à apprendre les lettres. Puis un jour j’ai eu droit à un cahier et un crayon. Je m’appliquais pour faire de jolies lettres. J’étais très fière lorsque je pouvais montrer à mon père mon cahier et la médaille d’honneur avec son ruban rouge que je portais autour du cou comme récompense pour mon travail. Je pensais que cela le rendait moins triste.