Atelier écriture Avril 2022

20 Mai 2022

L’atelier d’écriture d’AVH du 28 avril 2022, en présentiel, avait pour sujet : Les porte-bonheurs dans le monde.
 
Nous avons pu découvrir par le tactile :
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un morceau de bois fossilisé et évoquer l’origine de l’expression « toucher du bois »,
Puis différents objets avec leur signification et leur légende :

Une coccinelle, un pompon de marin (à signaler que l’ami Antoine avait apporté son bachi et a, avec conviction, joué le rôle d’un marin endormi, afin que nous puissions toucher de l’index gauche le célèbre pompon, sans le réveiller : rires assurés)
Une
cigale, une main de Fatma, un scarabée, une « Guardian Bell » : (la clochette porte-bonheur des motards américains), un maneki-neko : chat porte-bonheur japonais, un « tiki » polynésien.
 

Nous avons dégusté : des gâteaux orientaux, chinois, japonais et français, nougats et gingembre confis. À noter que la dégustation de « Fortune Cookies » chinois, qui renferment des prédictions, a été l’occasion de moments hilarants inoubliables …
 
Pour ce dernier atelier d’écriture AVH en présentiel sur
"le toucher et le gustatif autour d’un thème", la bonne humeur, l’amitié et le rire étaient bien présents et j’en remercie de tout cœur les participantes et participants.
 

Le prochain atelier se fera par e-mail, l’AVH quittant les lieux.
La consigne d’écriture sera envoyée le
jeudi 26 mai 2022.
 
Pour illustrer cet atelier voici un
premier texte : celui de Claude : Un texte-poème d’une belle imagination, poétique et visuel.
 
Encore un grand merci pour votre soutien.
Bien amicalement.
Evelyne
ewilley@laposte.net
 

La Grotte d’un Bonheur
 
Exténués de sommeil et de fatigue,
Ivres de rêves, sous la houlette du bon Vicaire,
Tassés dans la petite auto paroissiale,
Comme à l’accoutumé bringuebalant,
Les jeunes pèlerins revenaient au village.
 
Sous leurs paupières closes des formes infernales
Se glissaient sur les parois rugueuses
De la grotte mystérieuse.
 
Ce spectacle était orchestré par une kyrielle de chandelles,
Ex-voto de gratitude ou d’espoir, plantés au petit bonheur.
Accrochées à la voûte, cannes respectables,
Fauteuils délaissés et autres supporte-misère
Laissaient imaginer les prodiges du lieu.
 
Les endormis, bien que mal assis,
Comme un trésor chéri, retenaient leur havresac
Où s’entrechoquaient médailles miraculeuses et chapelets bénis.
Parmi ces quelques menus objets, et d’autres encore,
Gisait l’outre pleine du précieux liquide qu’il faudra répartir.
 
Ainsi les douleurs disparaitront et petit frère se débarrassera de sa coquille.
Certes on s’adapte, mais si le bonheur était dans ce flacon…
Dans l’habitacle un refrain s’élève :
 
« 
C’était un petit bonheur que j’avais ramassé
Il était tout en pleurs sur le bord d’un fossé … »
 

Claude